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43 ans après, Saint-Leu-la-Forêt rêve de remettre son eau en bouteille

Saviez-vous que Saint-Leu-la-Forêt s'appelait, après la révolution, « Claire Fontaine » ? Et qu'en 1885, un entrepreneur nommé Auguste Méry décida d'exploiter l'une des multiples sources de la ville, près de la rue du Château, pour la mettre en bouteille ? La source Méry avait alors connu un succès immédiat. L'eau minérale était mise en bouteille sur place et l'établissement a employé jusqu'à 120 personnes, dans une commune qui ne comptait à l'époque qu'environ 3 000 habitants. La société avait été fermée en 1973, après son rachat en 1959 par la société des eaux d'Evian.Quarante-trois ans plus tard, le maire (LR) de Saint-Leu-la-Forêt, Sébastien Meurant, ne cache pas son ambition de recommercialiser cette eau. La première étape a déjà abouti. « Nous avons décolmaté l'an dernier les sept puits qui sont en haut de la rue du château, nettoyé les terrains, et travaillé sur les conduits », explique le maire. La ville a ainsi lancé un grand chantier d'assainissement de l'eau de Saint-Leu, en faisant capter, notamment les sources situées au niveau des Coteaux. « Nous allons très bientôt passer un marché avec un laboratoire pour nous assurer dans un premier temps de la qualité de cette eau », poursuit le maire. Un travail qui devrait durer « entre six et huit mois », estime-t-il. Ce n'est qu'ensuite que la ville cherchera à « séduire un industriel de l'eau », pour lancer un plan marketing, selon les termes de l'élu.« Je suis persuadé que dans les années à venir, l'eau sera une grande richesse, bien plus encore que le pétrole », poursuit le maire, qui souhaite que l'eau de Saint-Leu-la-Forêt soit « un marqueur de l'identité de la ville. » Ce projet sera ainsi intégré au dossier de la commune qui souhaite décrocher le label « Ville d'Art et d'Histoire ». La ville, déjà estampillée « Ville impériale » pour son passé Napoléonien, s'appuierait sur cette image de marque pour commercialiser son eau.« Ce qui est intéressant, c'est qu'au début du XXe siècle, Auguste Méry s'appuyait déjà sur sa production d'eau pour faire la promotion touristique de Saint-Leu-la-Forêt », note Gerard Tardif, retraité passionné d'histoire, et vice-président du syndicat d'initiative de la commune. La preuve se trouve sur les anciennes étiquettes des bouteilles de la source Méry, où les publicités parlent d'une « cuvée d'air et de reposà 19 km de Paris. »Mais la société d'Auguste Méry était également très ambitieuse sur le plan commercial. Avec un siège installé sur les Champs Elysées, elle se vantait à l'époque de produire jusqu'à 10 millions de bouteilles par an ! L'eau de la source pouvait ainsi débiter jusqu'à 300 000 litres par 24 heures. « Auguste Méry avait acheté tous les terrains des paysans pour préserver l'eau de la pollution », rappelle Gérard Tardif. La société s'étalait sur une majeure partie de la rue du Château, aujourd'hui peuplée de nombreuses résidences.

Source : Le Parisien

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