Accueil > Articles de presse > Lettre à Monsieur Christophe CASTANER, Délégué Général de La République En Marche
Retrouvez-moi sur Facebook
Facebook
Soutenez-moi sur Facebook
Soutien
Rejoignez mon Comité de soutien
Comité de soutien Sébastien Meurant
Retrouvez-moi sur Twitter

Lettre à Monsieur Christophe CASTANER, Délégué Général de La République En Marche

J’ai été abasourdi par les propos d’Aurélien Taché, mon confrère parlementaire du Val d’Oise, et membre de votre mouvement, réclamant des femmes voilées à l’Assemblée, au prétexte que le voile islamique ferait partie de la société française.

Cette justification me semble, par elle-même, complètement loufoque. Les « Black blocs », les salafistes ou les groupuscules néo-nazis font eux aussi partie de la société française et cela ne justifie pas leur présence dans l’hémicycle pour représenter les Français et la nation.

Dans l’hypothèse où vous supposeriez mes rapprochements exagérés, permettez-moi, Monsieur le Président, de vous rappeler la remarquable proximité idéologique entre le national-socialisme et l’islamisme radical, dont le grand mufti de Jérusalem fut jadis une remarquable illustration, sans parler de la fameuse division SS Handschar, entièrement musulmane. On pourrait en dire autant, à la suite du grand sociologue Jules Monnerot, de la proximité entre islamisme et communisme, mais la chose est sans doute mieux connue.

Cependant, sans même parler de proximité idéologique, il paraît évident que l’on ne peut pas à la fois se battre contre l’islam radical et réclamer que ses symboles flottent au sein même de la représentation nationale. Or, qu’on le veuille ou non, le voile islamique est bel et bien un drapeau, bien des auteurs islamistes l’ont affirmé avec insistance.

Je n’aurai pas la cruauté d’insister sur l’incohérence qu’il y a réclamer, à quelques heures d’intervalle, la « PMA pour toutes », au nom du progressisme supposé de votre mouvement, et des « femmes voilées » à l’Assemblée, pour rappeler, au sein même de notre parlement, le principe cardinal de la charia, selon lequel la femme est inférieure à l’homme. Quel est donc ce féminisme auto-proclamé qui veut faire des femmes des esclaves et des créatures infra-humaines ?

Il est vrai que l’UNEF, où M. Taché fit naguère ses classes, comme bon nombre d’apparatchiks socialistes, a manifesté, ces dernières semaines, une bien curieuse conception du respect de la femme, en étant, à maintes reprises, épinglée pour des affaires de harcèlement sexuel. Entre le harcèlement sexuel et le voile islamique, nous sommes, en tout cas, bien loin de l’admirable image de la femme que la civilisation chrétienne et la culture française avaient patiemment édifiée et promue au fil des siècles.

M. Taché est d’ailleurs familier de ce genre de « grand écart », puisqu’avant de se proclamer féministe, tout en réclamant l’asservissement des femmes, il avait déjà réalisé la prouesse d’encourager, du haut de sa chaire de législateur, au viol de la loi (en l’occurrence, au viol de la loi qui interdit l’immigration clandestine) !

Par ailleurs, il me semble étrange, alors que l’on clame sur tous les tons que la France « est en guerre » – et, si les mots ont un sens, cette guerre ne peut être que contre l’islam radical –, de se soumettre préventivement à l’adversaire, en lui disant d’emblée que nous souhaitons qu’il gouverne parmi nous, avant sans doute de le laisser gouverner chez nous, mais contre nous.

Comme simple citoyen, mais aussi comme membre de l’opposition parlementaire, j’aimerais beaucoup savoir si ces propos sont conformes à la pensée politique de La République en Marche. Et, naturellement, j’ose espérer que, si ce n’est pas le cas, vous aurez le courage et la cohérence de vous désolidariser publiquement des propos de votre collègue – ou, à défaut, de dire clairement aux Françaises vers quel statut vous comptez les mener !

Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma vigilante attention et de ma détermination sans faille à lutter contre l’islamisation de notre beau pays.

PS : Dans un souci de franchise, je vous précise, Monsieur le Président, que cette lettre sera adressée, comme lettre ouverte, d’abord à l’ensemble des parlementaires du Val d’Oise, à commencer par M. Taché, puis à l’opinion publique.

Département du Val d'Oise Saint-Leu-la-Fôret