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Sujet tabou, débat interdit, démocratie en danger


Le lynchage médiatico-politique du député Grégoire de Fournas est inquiétant pour l’état de notre débat public. Mais il y a plus inquiétant encore : les sanctions qu’il a reçues du bureau de l’Assemblée sont les plus graves qu’il soit possible de prononcer contre un député.

On ne se souvient pas qu’un député d’extrême gauche, malgré les insultes, malgré les condamnations judiciaires, malgré les participations à des manifestations interdites, ait été aussi sévèrement condamné au cours des dernières années – à l’exception du communiste Maxime Gremetz qui avait écopé d’une peine semblable en 2011.

Or, ce que disait M. de Fournas, réclamant que les immigrés clandestins dérivant sur les bateaux des ONG immigrationnistes (qui jouent un bien trouble jeu en relation avec les passeurs et les trafiquants de chair humaine) soient reconduits dans leur port de départ plutôt que dans un port européen, était bien anodin.

Au minimum, cela relève du libre débat. De mon point de vue, cela relève même plutôt du bon sens le plus élémentaire : je ne vois pas comment l’on peut prétendre, comme M. Darmanin, lutter contre l’immigration clandestine si l’on s’interdit de reconduire les clandestins à leur point de départ.

Mais restons-en au libre débat. Mme Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée, se rend-elle compte qu’en sanctionnant ainsi un propos nullement condamnable prononcé dans l’hémicycle, elle sape les conditions mêmes du débat parlementaire et de la démocratie ?


L’immunité parlementaire, à l’origine, consiste précisément en ce que, dans l’hémicycle, tous les propos sont autorisés – sans quoi il n’est point de débat et donc point de recherche commune de la vérité, ni de décision démocratique.

Dans cette comédie sinistre, les rangs de la majorité LREM et de l’extrême gauche, qui ont prétendu incarner les « valeurs de la république », ont surtout joué les fossoyeurs de la démocratie. Ce n’est certes pas à leur honneur.

Il est vrai que les uns comme les autres ont déjà manifesté à maintes reprises leur peu d’estime pour le peuple de France et pour ses libertés.

Au sénat mon collègue Alain Houpert, Sénateur de Côte-d'Or, médecin est interdit d’exercer pour 6 mois… « France ta liberté fout le camp »!

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